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Vaccins obligatoires et conseillés pour voyager en Thaïlande

Avant de maîtriser la pratique du "wai", le salut habituel et traditionnel local, et de vous émerveiller devant les paysages du Pays du sourire, prenez le temps de vous initier aux précautions sanitaires qui s’imposent lorsqu’on se rend dans cette contrée d’Asie du Sud-Est.
Suivez notre guide pour connaître les vaccins obligatoires et conseillés pour la Thaïlande ainsi que nos recommandations pour rester en bonne santé pendant votre séjour.

 

Quels sont les vaccins obligatoires pour la Thaïlande ?

Si vous ne venez pas d’un pays où la fièvre jaune est endémique (certains pays d’Amérique du Sud, des Caraïbes et d’Afrique), aucun vaccin n’est obligatoire pour entrer sur le territoire thaïlandais.


En revanche le vaccin contre la fièvre jaune est obligatoire pour les adultes et les enfants de plus d’un an (sauf contre-indication) s’ils ont séjourné ou même transité plus de 12 heures dans un pays où sévit ce virus, transmis par les moustiques infestés et appartenant aux genres Aedes et Haemagogus.
Vous devrez alors présenter votre certificat international de vaccination aux autorités thaïlandaises avant de pouvoir franchir la frontière.
Ce vaccin, valable à vie, se fait uniquement dans des centres de vaccinations internationales (CVI) et doit être administré au minimum 10 jours avant le départ vers un pays où la maladie est présente.

Consultez notre page est-ce dangereux d'aller en Thaïlande en ce moment ? 

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Quels sont les vaccins conseillés pour voyager en Thaïlande ?

Si aucun vaccin n’est obligatoire pour dans ce pays, certains sont néanmoins conseillés, voire hautement recommandés, en fonction de la nature de votre voyage en Thaïlande.

  1. Diphtérie Tétanos Poliomyélite (DTP) : la mise à jour de votre vaccination est conseillée.
    Calendrier du vaccin pour les bébés et les enfants : 3 injections à 2, 4 et 11 mois puis rappel à 6 ans, 11/13 ans, 25 ans, 45 ans et à partir de 65 ans tous les 10 ans.
    Calendrier des rappels pour les adultes : à 25 ans, 45 ans et à partir de 65 ans tous les 10 ans.
     
  2. Rougeole oreillons et rubéole (ROR) : plusieurs cas de touristes français partis en Thaïlande et revenus avec la rougeole ont été rapportés. Soyez à jour dans vos vaccinations (sauf si vous êtes enceinte ou envisagez de l’être prochainement).
    Calendrier du vaccin ROR pour les bébés : 2 injections à 12 mois puis à 16/18 mois.
     
  3. Hépatites A et B : vaccins recommandés et à faire en fonction du calendrier vaccinal français.
    Hépatite A : contre cette maladie, transmise par l’eau et les aliments contaminés, la vaccination (valable à vie après un seul rappel) est recommandée. Sauf pour les personnes qui ont déjà été infectées et qui sont par conséquent protégées. Il est possible de faire un examen sérologique avant d’être éventuellement vacciné pour savoir si vous êtes ou non concerné.
    Hépatite B : le risque de cette infection virale, transmise par voie sexuelle ou sanguine, est élevé sur l’ensemble du territoire thaïlandais. La vaccination est particulièrement recommandée pour les voyageurs ayant des comportements sexuels à risque, les personnes consommant des drogues par voie intraveineuse et ceux et celles qui effectuent des séjours fréquents et/ou des séjours prolongés en Thaïlande.
     
  4. Fièvre typhoïde : si vous avez opté pour un séjour "roots" ou prolongé en Thaïlande, il est recommandé de vous faire vacciner contre cette infection, due à une bactérie de la famille des salmonelles et qui est transmise par l’eau ou les aliments contaminés.
    La vaccination doit être réalisée 15 jours avant votre départ et peut être pratiquée par votre médecin traitant, à l’hôpital ou dans un CVI.
    Attention ! Ce vaccin ne vous dispense pas des règles d’hygiène élémentaires concernant l’alimentation et le lavage des mains. 
    À savoir : il existe un vaccin combiné Typhoïde-Hépatite A. 
     
  5. L’encéphalite japonaise : le risque d’être contaminé par cette maladie, transmise par les moustiques Culex infectés et pouvant entraîner de graves conséquences neurologiques, est particulièrement élevé si vous voyagez en zone rurale (notamment avec des rizières et/ou des élevages de porcs à proximité), durant les saisons humides et si vous pratiquez de nombreuses activités en extérieur (camping, cyclisme…).
    Dans ces cas, il est fortement recommandé de vous faire vacciner : soit dans un CVI soit chez votre médecin traitant. Prévoyez de le faire plus d’un mois avant votre départ car cette vaccination comporte deux doses espacées de 28 jours.
    Attention ! Cette vaccination ne vous dispense pas des mesures de protection contre les piqûres de moustiques.
     
  6. La rage : elle est endémique dans toute l’Asie du Sud-Est. La vaccination est recommandée si vous effectuez un séjour prolongé, de type aventureux ou dans des zones isolées. Le vaccin est également vivement conseillé pour les jeunes enfants dès qu’ils sont en âge de marcher.
    Ce vaccin peut être administré en mode préventif ou très rapidement après une morsure, un léchage ou une griffure par un animal suspecté d’être contaminé.
    Vous devez éviter d’entrer en contact avec tout animal errant ou inconnu. Ne vous laissez pas tenter par l’envie de caresser un petit singe !

 

Notre conseil de globe-trotteur :
Pensez à consulter notre article sur les conseils en Thaïlande
 

  • vaccins bébé thailande

Quelles précautions sanitaires pour les autres maladies possibles en Thaïlande ?

 

1. Les maladies transmises par les moustiques

  • le chikungunya : le risque est principalement présent dans les provinces du Sud de la Thaïlande. Il n’existe pas de vaccin. Appliquez les gestes de protection contre les piqûres de moustiques.
     
  • la dengue : il n’existe ni traitement spécifique ni vaccin commercialisé contre cette maladie, qui est en recrudescence en Thaïlande. Seule la prévention contre les piqûres de moustique peut vous protéger.
     
  • le virus Zika : aucun vaccin n’existe contre cette infection virale transmise par les moustiques Aedes (qui piquent habituellement le jour) et qui est également transmissible par voie sexuelle. Par conséquent, il est recommandé d’appliquer des mesures préventives contre les piqûres de moustiques et d’avoir des rapports sexuels protégés.
    Le Ministère des solidarités et de la santé recommande aux femmes enceintes ou ayant un projet de grossesse de reporter leur projet de voyage dans les zones infestées.
     
  • le paludisme (malaria) : aucun vaccin n’existe contre cette infection parasitaire dont le nombre de cas à travers le monde a été estimé à 229 millions, en 2019 (chiffres OMS). Si vous voyagez dans les régions où le risque est présent (bordures Nord-Est, Ouest et Sud-Est de la Thaïlande), demandez conseil auprès de votre médecin traitant pour qu’il vous prescrive éventuellement un traitement préventif antipaludique adapté avant votre départ. Suivez évidemment les mesures de protection contre les piqûres de moustiques.

    Les gestes anti-moustiques à adopter… de jour comme de nuit !
    • portez des vêtements amples, légers, couvrants, de couleur claire et imprégnés de produit répulsif spécial textile
    • utilisez des produits répulsifs cutanés conseillés par votre médecin ou pharmacien
    • utilisez des moustiquaires, des diffuseurs (serpentins, prises électriques spéciales…)
    • détruisez et évitez tout endroit avec de l’eau stagnante qui attire ces nuisibles pour mieux se reproduire !

À savoir : s’ils sont présents toute l’année en Thaïlande, les moustiques se montrent encore plus nombreux et "voraces" pendant la saison des pluies (entre avril et octobre)

Attention, afin de faire face aux frais d’hospitalisation et, de manière générale, aux dépenses de santé qui peuvent s’avérer élevées à l’étranger, notamment auprès des établissements privés qui offrent les services de meilleure qualité, il est impératif de disposer d’un contrat d’assistance ou d’une assurance permettant de couvrir les frais médicaux (opération chirurgicale, hospitalisation, rapatriement, etc.).
 

2. La grippe aviaire : présence possible ou avérée sur l’ensemble du territoire thaïlandais de cette infection virale affectant les volatiles, mais transmissible aux humains s’ils ont été en contact rapproché avec des volailles infectées ou des objets contaminés par leurs déjections.
Il n’y a pas de vaccin disponible contre la grippe aviaire. Des mesures préventives doivent être respectées : éviter les zones à risques (élevages de volailles, zoo, marchés où sont vendus des animaux vivants…) et s’astreindre aux règles d’hygiène alimentaire et des mains (lavage fréquent avec du savon ou une formule hydroalcoolique).

 

3. Le coronavirus (COVID-19) : l’institut Pasteur de Lille rappelle sur son site que le virus circule aussi en Thaïlande (près de 7.000 cas en 2020 selon le CSSE de l’Université John Hopkins). Afin de limiter la propagation de cette infection virale, les autorités locales ont mis en place des mesures particulières d’entrée sur le territoire pour tout voyageur étranger souhaitant venir en Thaïlande pendant l’épidémie.
Pour en savoir plus sur ces conditions qui varient en fonction de l’évolution de la situation sanitaire : consultez le site de l’Ambassade Royale de Thaïlande en France.
 

4. Les maladies respiratoires : Bangkok est malheureusement aussi connue pour ses pics de pollution atmosphérique hors normes, qui fragilisent davantage le système respiratoire des personnes déjà touchées par des affections, telles que l’asthme.
En 2019, 40.000 patients ont été soignés dans les hôpitaux de la capitale pour des maladies respiratoires liées à la pollution (source : Département de la santé de l’administration métropolitaine de Bangkok - BMA).
De plus, d’autres zones géographiques sont touchées par le phénomène dit de "haze", sorte de brouillard de pollution causé par un mélange de dioxyde de carbone émanant des voitures, de fumée provenant des incendies de forêts et de la destruction par le feu des détritus et des déchets liés à la riziculture.
Sont notamment concernées les provinces du sud de la Thaïlande (octobre et novembre) et celles du nord du pays dont la région autour de Chiang Mai (mars et avril).
Lors de ces mauvaises conditions atmosphériques, il est conseillé aux personnes vulnérables (enfants, personnes âgées, personnes connaissant des fragilités respiratoires, femmes enceintes) e limiter leurs activités physiques extérieures et aux autres de porter un masque filtrant lors de leurs sorties).

Notre conseil : utilisez l’application en ligne METIS de l’Institut Pasteur de Lille. Elle permet de visualiser sur une carte interactive les risques sanitaires spécifiques à votre destination avec des informations locales.
 

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